Opinion | Quand la loi LGBT+ ouvre la porte aux criminels : le cas choc d’un néo-nazi
Le « Selbstbestimmungsgesetz » devait faciliter la vie des personnes LGBT+ en Allemagne. Mais l’affaire Sven Liebich, néo-nazi condamné qui s’est déclaré femme pour intégrer une prison féminine, révèle les failles béantes d’une loi sans garde-fous.
DIVERS
8/19/20252 min read
L’Allemagne vient d’offrir au monde un exemple frappant de ce que peut produire une loi bien intentionnée mais mal faite. Le Selbstbestimmungsgesetz, censé faciliter la vie des personnes LGBT+, permet à tout citoyen, dès 14 ans, de changer de sexe par une simple déclaration administrative. Une avancée présentée comme progressiste, mais continue à révèler dans la pratique des dérives les plus absurdes et dangereuses.
Le cas du néo-nazi Sven Liebich est édifiant. Opposant acharné aux droits des minorités raciales, sociales et sexuelles, notamment tout ce qui concerne les immigrés, les musulmans et les membres de la communauté LGBT+, condamné à une peine de prison ferme pour incitation à la haine, cet homme, une fois ses recours judiciaires épuisés en Allemagne, a décidé de se déclarer femme du jour au lendemain sous le nom de « Marla-Svenja ». Objectif ? Éviter la prison pour hommes et se faire incarcérer dans un établissement pour femmes. Autrement dit : instrumentaliser quand ça l'arrange, une loi pensée pour protéger une minorité qu'il déteste, afin d'abord d'en tirer des avantages personnels, et ensuite de la tourner en ridicule et, potentiellement, mettre en danger un environnement exclusivement féminin.
Ce scénario n’est pas une anecdote mais une réalité et un avertissement. On l'a vu dans d'autres pays comme les USA avec des cas de viols et assassinats crapuleux. Si un extrémiste notoire peut exploiter une loi aussi sensible pour servir ses intérêts, combien d’autres criminels tenteront la même manœuvre ? Derrière le vernis progressiste, c’est une faille béante qui s’ouvre : viols, agressions, chantages, infiltrations idéologiques… les risques sont évidents et inacceptables.
Le problème n’est pas l’existence d’une loi sur l’autodétermination de genre, mais sa conception et son application sans garde-fous. Faut-il abaisser les conditions nécessaires pour changer de sexe à 14 ans et surtout à ce niveau où aucun controle n'est prévu ? Protéger les droits des personnes trans ne doit pas signifier livrer les jeunes, les compétitions sportives, les institutions telles celles au service de la jeunesse et les prisons féminines, ou tout autre espace réservé, aux abus d’opportunistes ou de prédateurs. Une société responsable doit être capable de concilier inclusion et sécurité, droits individuels et protection collective.
L’affaire Liebich devrait servir d’exemple pour repenser toute l'approche sur ce sujet. En l’état, le Selbstbestimmungsgesetz comme d'autres lois trop libérales, n’est pas seulement naïf, il est dangereux. Et tant que des mesures correctives ne seront pas prises, les ennemis des minorités continueront à s’en servir comme d’une arme contre celles et ceux qu’elle devait défendre.


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